le systeme solair

Système solaire


sisteme solaire

Présentation du système solaire (échelle non réelle).

Le système solaire est le nom donné au système planétaire composé du Soleil et des objets célestes gravitant autour de lui. Par extension, le terme système solaire peut parfois être employé pour désigner d’autres systèmes planétaires.

 

//Composition et structure du système solaire [modifier]

Notre système solaire est resté le seul connu jusqu’en 1995. C’est pourquoi le terme système solaire suffit à le désigner. Il est constitué du Soleil, de huit planètes (anciennement neuf), de trois planètes naines, ainsi que de petits corps du système solaire (c’est à dire les astéroïdes et les comètes) ainsi que les satellites de ces corps.

Au centre se situe le Soleil, notre étoile de taille modeste mais qui contient néanmoins 99,86 % de la masse de tout le système. De par sa masse, l’intérieur du Soleil atteint une densité et une température telles que des réactions de fusion nucléaire se produisent en son sein, dégageant de ce fait d’énormes quantités d’énergie. La plus grande partie de cette énergie est libérée dans l’espace sous forme de radiation électromagnétique, principalement sous forme de lumière visible. Le Soleil émet aussi un flux de particules chargées appelé le vent solaire. Ce vent solaire interagit fortement avec la magnétosphère des planètes et contribue à éjecter les gaz et poussières en dehors du système solaire.

On peut imaginer que nous serions dans un système à deux étoiles si Jupiter avait eu une masse soixante fois plus importante. Tout comme le soleil, elle se serait effondrée sur elle-même provoquant une deuxième étoile de 4,2 à 6,2 fois plus éloignée.

Les planètes les plus proches du Soleil sont les planètes telluriques, petites, rocheuses et denses. En partant du Soleil, on trouve Mercure, Vénus, la Terre et Mars.

Il existe au-delà de Mars une ceinture d’astéroïdes composée de centaines de milliers de corps, dont la taille varie de quelques mètres à plusieurs centaines de kilomètres.

Lorsque l’astéroïde Cérès fut découvert en 1801, il fut d’abord considéré comme une planète. Avec la découverte de Pallas en 1802, de Junon en 1804, puis de Vesta en 1807, le Système solaire a même compté 11 planètes jusqu’en 1845.

Au-delà, s’ouvre le domaine des planètes géantes, gazeuses et peu denses : Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.

De l’année de sa découverte (1930), jusqu’en 2006, Pluton était considérée comme la neuvième planète de notre système (et la plus éloignée du Soleil). Son statut a été remis en cause par la découverte d’autres objets similaires orbitant dans la même région, et de tailles équivalentes (l’un d’entre eux, (136199) Éris, le surclassant par la largeur de son diamètre. Pluton a donc été reclassé comme planète naine, tout en restant un des objets les plus grands d’une seconde ceinture d’astéroïdes (appelée ceinture de Kuiper). Cette ceinture, peuplée de milliers d’astéroïdes, est le réservoir des comètes à courte période.

La décision prise par l’assemblée générale de l’Union astronomique internationale (UAI) le 24 août 2006 à Prague de créer la dénomination « planètes naines« , fait entrer dans cette catégorie :

Enfin, il existe, encore plus loin que la ceinture de Kuiper et jusqu’à une distance de deux années-lumière un énorme nuage sphérique, appelé nuage de Oort, qui contiendrait des milliards de noyaux cométaires.

Les planètes du système solaire [modifier]

Toutes les caractéristiques des planètes sont données relativement à celles de
la Terre. S’agissant du Soleil, son diamètre équatorial est de 109,3 fois celui de
la Terre, pour une masse de 332 946 fois celle de
la Terre.

symbole  Planète  Diamètre équatorial  Masse  Demi-grand axe  Période de rotation  Période sidérale 

Mercure 

0,382

0,06

0,38

58,65 j

87,969 j

Vénus 

0,949

0,82

0,72

243,02 j

224,701 j

Terre 

1

1

1

1 j

365,256 j

Mars 

0,53

0,11

1,52

1,026 j

686,960 j

Jupiter 

11,2

318

5,20

0,414 j

4 335,355 j

Saturne 

9,41

95

9,54

0,444 j

10 757,737 j

Uranus 

3,98

14,6

19,22

0,718 j

30 708,160 j

Neptune 

3,81

17,2

30,06

0,671 j

60 224,904 j

Du 18 février 1930 au 24 août 2006, Pluton fut considérée comme une planète.
Néanmoins, sa composition et son orbite en font un objet beaucoup plus proche des
objets de Kuiper que des autres planètes. Certains scientifiques ont longtemps pensé qu’il pouvait s’agir d’un satellite de Neptune expulsé de son orbite. On considère plutôt aujourd’hui le couple Pluton-Charon comme l’objet de la ceinture de Kuiper le plus proche du Soleil. Le couple ne se trouve pas dans le plan de l’écliptique, et son orbite fortement elliptique le conduit une décennie par bicentenaire à être plus proche du Soleil que Neptune.

La troisième loi de Kepler, établie en 1618 et publiée l’année suivante, nous dit que, pour toutes les planètes du système solaire, le rapport du carré de la période sidérale T de révolution de la planète autour du Soleil par le cube du demi-grand axe a de la trajectoire elliptique de cette planète est une constante : . C’est en appliquant une partie de cette troisième loi que l’on peut estimer directement (et très rapidement) la distance moyenne d’une planète quelconque du système solaire par rapport au soleil.

Les planètes du système solaire, accompagnées de leurs principaux satellites, devant le limbe du Soleil

Article connexe : Logarithme sur l’ordre des planètes

Origine et évolution du système solaire [modifier]

L’hypothèse actuelle de la formation du système solaire est l’hypothèse de la nébuleuse solaire, avancée dès 1755 par Emmanuel Kant.

L’évolution du système solaire depuis sa naissance jusqu’à sa mort est très lente et s’étale sur plus de 10 milliards d’années.

L’Origine dans les poussières d’étoiles [modifier]

On estime généralement aujourd’hui que le système solaire est né de la contraction, sous l’effet de sa propre masse, d’un nuage moléculaire interstellaire froid et dense fait de gaz, essentiellement d’hydrogène et d’hélium, qui sont les atomes les plus présents à la naissance de l’univers. Il devait y avoir également des grains de poussière et de l’eau sous forme de glace. Ce nuage, appelé nébuleuse solaire, après avoir acquis une forme régulière, probablement un disque, avec un mouvement de rotation, commença à se différencier en plusieurs parties. La plus grande partie se rassembla au centre pour former une proto-étoile, le futur soleil. D’autre part, les grains de poussières s’agglomérèrent. Par effet de gravité, de plus en plus de matière aurait été attirée formant ainsi des protoplanètes.

Le centre tournant plus vite que le bord et étant plus comprimé, la température s’y est accrue. Dès que la masse centrale fut assez dense et chaude, des réactions de fusion nucléaire se seraient alors déclenchées ; ce qui aurait donné naissance au Soleil, notre étoile. La date estimée de ce phénomène est de -4,56 milliards d’années.

Les plus grosses des protoplanètes attirèrent les plus petites et firent le vide autour d’elles ; en grossissant,elles devinrent sphériques. De plus, les réactions nucléaires créèrent un puissant vent solaire qui entraîna la majorité des gaz et poussières restants. C’est ainsi qu’on arriva au système solaire tel que l’on peut l’observer actuellement.

Et demain ? [modifier]

Dans 5 milliards d’années environ, le Soleil aura épuisé ses réserves d’hydrogène, qui se seront transformées en hélium, et changera de structure. Son noyau se contractera mais il deviendra beaucoup plus volumineux. Il devrait se transformer en géante rouge, cent fois plus volumineuse qu’à l’heure actuelle. Les planètes les plus proches, Mercure et Vénus,
la Terre et Mars devraient être détruites.

Il va ensuite brûler son hélium assez rapidement, ce qui augmentera encore sa taille et sa température, grillant complètement la Terre au passage. Une fois ses réserves d’énergie nucléaire complètement consommées, le Soleil va s’effondrer sur lui-même et se transformer en naine blanche très dense et peu lumineuse. Il refroidira petit à petit et finira par ne plus rayonner ni lumière ni chaleur, il sera alors parvenu au stade de naine noire.

Le système solaire dans la galaxie [modifier]

Notre système solaire fait partie de notre galaxie, une galaxie spirale d’un diamètre d’environ 9,4*1020 m ou 100 000 al, contenant approximativement 200 à 400 milliards d’étoiles, dont notre soleil est assez représentatif.

Le système solaire orbite à environ 25 000 années lumière du centre galactique entre deux branches spirales de la galaxie. Sa vitesse est d’environ 220 kilomètres par seconde (800 000 km/h). Il effectue ainsi une révolution complète en 230 millions d’années. L’orbite du système solaire paraît assez singulière : elle est à la fois extrêmement circulaire et presque à la distance exacte à laquelle les vitesses orbitales sont égales à la vitesse des ondes de compression à l’origine des branches des spirales. Le système solaire semble avoir été présent entre deux bras depuis que la vie existe sur Terre. En effet, les radiations émises dans les bras spiraux, notamment par l’explosion de supernovas, peuvent en théorie stériliser la surface d’une planète. En étant en dehors des bras spiraux,
la Terre est ainsi capable d’héberger des formes de vie évoluées à sa surface.

Les sondes spatiales dans le système solaire [modifier]

Techniquement, une sonde spatiale est un vaisseau non habité envoyé par l’homme pour explorer le système solaire.

Depuis presque cinquante ans, ces engins sont envoyés avec un taux d’échec élevé vers des planètes plus ou moins lointaines. Leurs observations font autant rêver le grand public que les scientifiques.

Un peu d’actualité [modifier]

C’est le 4 juillet 2005 que la sonde-impacteur Deep Impact s’est écrasée sur la comète Tempel 1. Créant ainsi un cratère d’impact, les scientifiques ont ainsi analysé la composition chimique de la « boule de neige sale ». Une première !

Le 25 août 2006, l’Union Astronomique Internationale vient de déclasser la planète Pluton de son statut de planète. Il s’agit maintenant d’une planète naine, nouvelle catégorie qui vient d’être créée et qui contient actuellement, outre Pluton, Cérès et 2003 UB 313, surnommée Eris

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